Financer ma formation : comment financer les frais annexes

Le cas d’Audrey

 Je me permets de vous écrire pour avoir des informations concernant les formations qualifiantes et les aides financières existantes.

J’effectue le suivi social d’une mère de famille actuellement en formation dans la région parisienne et qui souhaiterait savoir s’il existe des aides financières pour le coût de sa formation ou bien pour les frais de transport.

Madame a déjà une rémunération de Pôle Emploi (1000€) mais cela ne couvre pas toutes ses dépenses. En effet, elle est propriétaire d’une maison à Origny le Roux (61) avec un prêt en cours, et elle effectue une formation à Buc (78), soit à 2h de route de son domicile. Madame a donc été dans l’obligation de louer une chambre au sein de son institut de formation mais cela provoque un déséquilibre dans son budget. A ce jour, Madame a deux enfants à charge et craint de devoir arrêter sa formation du fait des problèmes financiers qu’elle rencontre.

J’ai vu sur vote site internet qu’il existait des aides d’urgences attribuées par le FNAU. Pouvez-vous m’indiquer s’il y a un formulaire type pour solliciter ce type d’aide ? et quelle est la procédure ?

 Notre réponse

Vous trouvez ci-dessous toutes informations sur les allocations spécifiques pour étudiant en difficultés. Nous y avons ajouté l’aide à la mobilité par Pôle emploi dans la mesure où l’étudiante est également indemnisée par Pôle emploi.

L’Allocation spécifique annuelle pour étudiant en difficulté

L’aide spécifique peut être versée lorsqu’un étudiant rencontre des difficultés financières durables et qu’il ne bénéficie pas de la bourse d’enseignement sur critères sociaux. L’étudiant doit avoir moins de 35 ans au 1er septembre de l’année de formation pour laquelle il la demande. Cette limite d’âge ne s’applique pas s’il est reconnu handicapé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

L’aide annuelle est versée pendant toute l’année universitaire en 10 mensualités. Son montant correspond à l’un des échelons de la bourse sur critères sociaux, sauf l’échelon 0, lorsqu’elle est versée sur 10 mois. À titre indicatif, le montant de l’aide pour 2016/2017 correspond à un des échelons 1 à 6 de la bourse sur critères sociaux, soit entre 1 669 € et 4 778 € par an (montant maximum pour l’aide d’urgence annuelle).

Pour en savoir plus : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1024

Si les difficultés financières sont passagères, l’étudiant relève plutôt de l’aide ponctuelle.

L’aide ponctuelle vient répondre au constat d’une situation sociale grave lorsqu’une allocation annuelle ne peut être attribuée en cours d’année universitaire. L’étudiant doit être inscrit en formation initiale auprès d’un établissement (ou d’une section d’établissement) ouvrant droit au régime de sécurité sociale étudiant. Plusieurs aides ponctuelles peuvent lui être exceptionnellement accordées au cours d’une même année universitaire.

Le montant maximum de cette aide ponctuelle est de 1 669 € (soit l’échelon 1 des bourses sur critères sociaux). En cas de cumul de cette aide, sachez que le montant ne pourra dépasser deux fois ce montant, c’est à dire 3 338 € pour l’année 2016-2017. En cas d’urgence absolue, un versement anticipé de 200 € pourra être accordé aux étudiants boursiers ou non boursiers.

Pour en savoir plus : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34073

Pour effectuer la demande, contactez le service social du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) dont dépend l’étudiant. Les demandes d’aide d’urgence sont examinées par une commission. Les demandes lui sont présentées de façon anonyme. Si nécessaire, un entretien préalable peut avoir lieu avec un(e) assistant(e) social(e) du Crous. Il permet d’évaluer la situation globale, au regard notamment du parcours universitaire et des difficultés que rencontre l’étudiant.

Après examen du dossier, la commission émet un avis d’attribution ou de refus d’attribution d’aide et propose au directeur du Crous un montant. Le directeur du Crous décide du montant final de l’aide. Sa décision ne peut pas faire l’objet d’un recours.

L’Aide à la mobilité de Pôle emploi

Pour les demandeurs d’emploi qui se rendent  à un entretien d’embauche,  qui participent à un concours public, qui suivent une prestation intensive, qui reprennent un emploi ou qui entrent en formation éloignée de leur lieu de résidence, une aide à la mobilité peut être accordée sous la forme d’une prise en charge de tout ou partie des frais de déplacement, de repas, et d’hébergement.

PUBLIC CONCERNÉ

Demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 1, 2, 3, 4 « stagiaire de la formation professionnelle », 5 « contrat aidé », non indemnisés au titre d’une allocation chômage  ou indemnisés au titre d’une allocation de chômage dont le montant est inférieur ou égal à celui de l’ARE minimale.

Attention, la situation est appréciée au jour de la demande d’aide.

CONDITIONS D’ATTRIBUTION

L’entretien d’embauche, le concours public, la prestation intensive, l’emploi repris ou la formation suivie doit être situé à plus de 60 km aller-retour* ou à 2 heures de trajet aller-retour du lieu de votre domicile.

L’entretien d’embauche ou l’emploi repris doit concerner soit un contrat à durée indéterminée (CDI) soit un contrat à durée déterminée (CDD) ou un contrat de travail temporaire (CTT) de 3 mois consécutifs minimum. Les contrats à temps partiel sont éligibles.

Pour une formation, celle-ci doit être financée ou cofinancée par Pôle emploi (Action de formation conventionnée – AFC, Action de formation préalable au recrutement – AFPR, Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle – POEI, Aide individuelle à la formation – AIF – sauf pour un bilan de compétence) ou financée par un OPCA dans le cadre du dispositif « CSP » ou dans le cadre d’une POE Collective – POEC.

*Pour les DOM, la condition est de 20 km aller-retour.

NATURE DE L’AIDE

Frais de déplacement : prise en charge à hauteur de 0,20 €/km X nombre de km parcouru aller-retour ou par des bons SNCF (bon de transport ou bon de réservation délivré uniquement dans le cadre d’une recherche d’emploi ou la participation à un concours public).

Frais de repas : forfait de 6 € par jour

Si les frais de repas sont pris en charge par un autre organisme (OPCA, Conseil régional, ou employeur par exemple), Pôle emploi n’intervient pas, même si cette aide est moins avantageuse.

Frais d’hébergement : plafond de 30 € par nuitée dans la limite des frais engagés  et sur présentation des justificatifs.

Il est possible de bénéficier de l’aide à la mobilité, tous types de prise en charge confondus dans la limite d’un plafond annuel de 5000 €.

DÉMARCHES POUR DEMANDER L’AIDE :

Il faut s’adresser à votre conseiller Pôle emploi qui vous indiquera, en fonction de votre situation, quel formulaire de demande remplir et les justificatifs à fournir.

La demande d’aide doit être déposée auprès de Pôle emploi :

·         Avant ou au plus tard dans un délai de 7 jours après l’entretien d’embauche, la prestation intensive ou la participation à un concours public ;

·         Au plus tard dans le mois qui suit la reprise d’emploi ou l’entrée en formation.

Dans certaines situations particulières définies localement, une aide à la mobilité peut être attribuée à titre dérogatoire si certaines conditions ne sont pas remplies. Ces attributions exceptionnelles doivent être strictement liées et nécessaires à la situation de mobilité. Elles relèvent de l’appréciation du conseiller et de la validation du directeur d’agence Pôle emploi.

Pour en savoir plus : http://www.pole-emploi.fr/candidat/aide-a-la-mobilite-@/article.jspz?id=61634

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