La formation, un sujet électoral mais encore !

La période électorale est propice aux projets de réforme, aux propositions et aux programmes, sans qu’on connaisse toujours les perspectives d’avenir. C’est ainsi que certains se félicitent de la création du compte personnel d’activité, que d’autres préconisent l’abrogation de la dernière loi travail, que d’autre imaginent une nouvelle réduction de la durée du travail, et d’autres enfin le revenu universel ! Et de l’autre côté, certains imaginent l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires en sous-entendant « travailler plus sans gagner plus » après avoir prôné quelques années plus tôt « travailler plus pour gagner plus » ! Certains promettent le paradis tout de suite sans jamais évoquer un possible désastre demain, et d’autres préconisent « du sang et des larmes » en vue de lendemains meilleurs.

La formation est en quelque sorte une période laborieuse en vue d’une situation professionnelle ultérieure qu’on imagine meilleure que la précédente. On sait que plus les personnes les mieux formées par la formation initiale sont celles qui ont le plus d’appétit pour la formation tout au long de la vie.  Parce que la formation leur a ouvert les portes et offert des jobs intéressants ! On sait que le travail est d’autant plus pénible qu’il est contraint, et d’autant plus épanouissant qu’il est choisi. Le diplôme est nécessaire mais devenu insuffisant, et si  l’expérience donne des acquis elle permet aujourd’hui d’obtenir des diplômes ! Ah, l’importance du sacré diplôme en France !

Certains s’étonnent  que les décrocheurs scolaires, que les personnes sans qualification n’adhèrent pas à l’évocation que la formation professionnelle est une 2nde chance. Pour eux, la chance ce serait de pouvoir y échapper une seconde fois ! Comment peut-on avoir des perspectives d’avenir quand on vit une succession de CDD et qu’on ne connait que la perspective du chômage ! Celle de son père licencié suite à la délocalisation de son usine, celle de sa mère caissière dans un hypermarché et dont le job disparaît avec l’arrivée des caisses automatiques, celui de son frère qui après avoir adopté le statut d’auto entrepreneur pour devenir un conducteur « Uber » en découvre la précarité, celui de sa sœur infirmière aux urgences de l’hôpital et qui voit ses conditions de travail se dégrader à vitesse grand V ? La formation n’a de sens que lorsqu’on est capable d’envisager des perspectives d’avenir. Ce sont elles qui peuvent donner la motivation indispensable à la « réussite » d’une formation ! Si le travail est pénible lorsqu’il est contraint, la formation l’est tout autant lorsqu’elle est contrainte !

On sait aussi que la formation permet de faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A mais elle n’a jamais fait baisser le chômage. La disparition d’un certain nombre d’emplois consécutive aux délocalisations dans le cadre de la mondialisation, à la révolution numérique et à l’évolution des techniques, à l’évolution des besoins en matière de services à la personne et aux entreprises, doit être compensée par une certaine « croissance », la création de nouveaux métiers, de nouvelles organisations du travail et l’adaptation des conditions de travail. La formation a tout son sens lorsqu’elle est en lien avec un travail valorisé et valorisant ! Alors oui, pour parler plus politique, la formation est, et sera de plus en plus, la clé de l’employabilité, de l’innovation, de la compétitivité et de la croissance durable. La formation professionnelle est indéniablement un champ important des politiques publiques car ses conséquences  positives sur l’emploi, la croissance et la cohésion sociale sont importantes.

Alors qu’en pensent les professionnels ? D’après la Fédération de la Formation Professionnelle et le cabinet ASTERES, « le système de formation continue peine à rattraper les écueils de la formation initiale. L’hyper complexité et l’absence de gouvernance du système dans sa forme actuelle ne permettent pas à l’individu de prendre sa formation en main, alors même que l’autonomie s’affirme comme centrale à la fois dans et face à l’emploi. Enfin, la tuyauterie administrative et financière empêche l’offre de formation de s’adapter efficacement à une demande hétérogène et en évolution, ce qui contribue à creuser les inégalités d’accès à la formation. Dès lors, les trois défis de la formation continue sont aujourd’hui : 1-Une formation initiale plus performante dans l’optique de créer un véritable continuum de formation pour tous 2- Un système plus lisible et mieux gouverné pour permettre à l’individu d’être réellement autonome  3- Un marché de la formation plus libre pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande ».

On ne peut donc que souscrire à leurs propositions qui devraient permettre d’alimenter les débats de l’élection présidentielle de 2017 !!

1- Pour tous, rendre effectif un droit à la formation d’initiative individuelle, universel et portable

2- Pour les jeunes, généraliser l’alternance pour leur insertion professionnelle durable

3- Pour les plus éloignés de l’emploi, faciliter et accélérer l’accès à la formation

4- Pour les entreprises et les individus, encourager l’investissement dans les compétences par une incitation fiscale et par la création d’un label « capital humain » pour les PME

5- Pour notre pays, adapter la gouvernance du système au XXIe siècle en clarifiant les responsabilités de chacun et en renforçant l’évaluation des politiques publiques de formation.

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